Vous pouvez racheter un restaurant Courtepaille
Alors que la chaîne Courtepaille vient d’être placée en redressement judiciaire, son repreneur, La Boucherie, se sépare de 129 établissements à travers la France. Le groupe invite tous ceux qui le souhaitent à reprendre certaines des affaires, avec à la clef des “conditions financières avantageuses”.
La cĂ©lèbre chaĂ®ne de restauration Courtepaille, placĂ©e en redressement judiciaire depuis fin mars, a trouvĂ© un nouveau souffle grâce au groupe La Boucherie, rapporte Le Parisien. Le tribunal de commerce de Nanterre a annoncĂ© mercredi 21 juin dernier que La Boucherie reprendrait partiellement Courtepaille, marquant ainsi un tournant dans l’avenir de l’enseigne. Avec pour objectif de retrouver l’essence mĂŞme de Courtepaille, le directeur gĂ©nĂ©ral dĂ©lĂ©guĂ© du groupe La Boucherie, Alexandre Baudaire, confiait Ă nos confrères : “Nous allons faire du 100 % Courtepaille. Il faut qu’on arrive Ă se rapprocher de ce qu’était historiquement l’enseigne, des restaurants familiaux oĂą l’on vient manger avec plaisir.”
Les dĂ©tails de l’accord rĂ©vèlent que le groupe La Boucherie, spĂ©cialisĂ© dans la viande et basĂ© Ă Angers, rĂ©cupĂ©rera 10 restaurants en propre ainsi que les 72 Ă©tablissements franchisĂ©s. En outre, 5 autres Ă©tablissements feront l’objet d’une reprise sous forme de franchise, soit par des salariĂ©s (Gonesse, Saint-Brice-sous-ForĂŞt et Rennes-PacĂ©), soit par d’autres franchisĂ©s (Brie-Comte-Robert et Ormesson).
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Au total, ce sont donc 87 Ă©tablissements qui prolongeront l’histoire de Courtepaille, la première chaĂ®ne de restauration française nĂ©e en 1961 Ă Rouvray, le long de la nationale 6. Ces Ă©tablissements emblĂ©matiques se distinguent par leurs bâtiments ronds au toit conique couvert de chaume, oĂą les grillades sont prĂ©parĂ©es dans la cheminĂ©e, Ă la vue des clients. Quant aux restaurants qui fermeront dĂ©finitivement leurs portes, ils sont actuellement en vente sur le portail de Century 21, mandatĂ© par le tribunal de commerce dans le cadre de la liquidation judiciaire. D’après Charles Marinakis, le patron du rĂ©seau immobilier, cette cession prĂ©sente une particularitĂ© : “Il y a une architecture très reconnaissable qui pourrait rester identifiĂ©e Ă Courtepaille.” Cette caractĂ©ristique distinctive pourrait cependant constituer un avantage pour les indĂ©pendants souhaitant relancer un restaurant Courtepaille en devenant franchisĂ©s du groupe La Boucherie.
Source: Capital