Dans l’hôtellerie-restauration, « nous sommes en train de revaloriser les métiers »

Dans l’hôtellerie-restauration, « nous sommes en train de revaloriser les métiers »

 

Face Ă  la pĂ©nurie de main-d’Ĺ“uvre dans le secteur, plusieurs Ă©tablissements se creusent les mĂ©ninges pour amĂ©liorer les conditions de travail de leurs employĂ©s. Ă€ Lille, l’hĂ´tel Clarance a mis en place tout un tas de mesures pour motiver les candidats Ă  postuler pour les trois postes de chef de rang vacants, dans son restaurant gastronomique.

Dans les Hauts-de-France, environ 15 000 travailleurs manquent à l’appel dans le secteur de l’hôtellerie-restauration. Femmes et valets de chambre, agents de sécurité, serveurs, chefs de rang, cuisiniers…Tous ces métiers sont particulièrement recherchés par les établissements qui se retrouvent constamment en sous-effectif.

a faute aux conditions de travail ? En grande partie comme ont pu l’expliquer les premiers concernés. Mais aujourd’hui, l’heure est au mea culpa pour certains établissements qui cherchent à revaloriser le travail de leurs employés. C’est le cas de l’hôtel Clarence à Lille, qui recherche “idéalement” trois chefs de rang pour son restaurant gastronomique.

Recup, jours de repos et rythme de travail

Pour attirer des candidats, l’hôtel situé dans le Vieux-Lille, “s’est remis en question.” “On a fait appel à des consultants RH et on se creuse la tête pour améliorer la qualité de vie des employés”, déclare Caroline Redregoo, directrice adjointe.

Pour ça, l’organisation du travail a quelque peu changé. “Depuis septembre 2021, on ferme le service en salle du dimanche midi en plus du samedi midi et du lundi, commence la directrice adjointe. De cette manière, les employés du restaurant ont deux jours et demi de repos par semaine.”

Après 21h, il n’est plus possible de commander un menu dégustation pour éviter un service trop tardif. “On a aussi limité le nombre de clients à 25 personnes alors que notre restaurant a une capacité de 50 couverts.”

En ce qui concerne la coupure, “c’est compliqué d’arrêter”, explique Caroline Redregoo. “Quand on est en salle et en cuisine, on travaille quand la population est en loisirs. Il faudrait qu’on arrive à recruter afin de donner plus de récup afin que les employés ne fassent pas de coupure tous les jours.”

« Il faut que la passion revienne »

Côté salaire, “On les rémunère plus que la moyenne, affirme-t-elle. Tous les employés ont aussi été augmentés en avril dernier.” Pour compléter ces mesures, l’hôtel a aussi restructuré le cahier d’accueil et a mis en place un système de parrainage pour accompagner et prendre en charge les nouveaux employés.

“On veut être plus attentionné, continue la directrice adjointe. Mais c’est du donnant-donnant. Il faut aussi que les candidats rallument la flamme et que la passion revienne.”

Source: La voix du Nord

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