« Ils veulent 4000 euros et être logés »:
l’hĂ´tellerie-restauration face aux exigences des saisonniers
En pleine pĂ©riode estivale, les Ă©tablissements d’hĂ´tellerie et de restauration ont toujours du mal Ă trouver des saisonniers. Et ces derniers en profitent, demandent des salaires plus Ă©levĂ©s que ceux proposĂ©s.
C’est ce que constate StĂ©phanie, une ancienne saisonnière devenue directrice d’un hĂ´tel-restaurant dans les PyrĂ©nĂ©es-Orientales en septembre dernier: »J’étais payĂ©e au Smic pendant 4 ans, je faisais des heures Ă outrance, je n’ai jamais rechigné », raconte-t-elle Ă RMC
Aujourd’hui, elle est outrĂ©e de voir les exigences salariales des saisonniers qui postulent dans son Ă©tablissement familial:
« Ils me demandent 4000 euros, et veulent ĂŞtre nourris et blanchis. Pour la plupart ils ont deux ans d’expĂ©rience. 4000 euros je veux bien mais c’est le salaire d’un chef Ă©toilĂ© ou de quelqu’un qui se dĂ©brouille vraiment et fait tout tout seul », explique StĂ©phanie.
1800 euros pour 70 heures par semaine
À quelques centaines de kilomètres de là , même constat pour Karine Marro-Guffanti gérante de plusieurs établissements à Nice et qui déplore un changement de mentalité: « Ils ont envie de travailler entre 15 et 16 heures, du 12 au 13 août, et être payés 2000 euros nets », ironise-t-elle.
Mais tous les saisonniers n’ont pas cette prĂ©tention. MarĂ©va, 19 ans est saisonnière dans un restaurant en Corse. Et elle ne compte pas ses heures en tant que commis de pâtisserie: « Entre 60 et 70h, minimum, je fais 10 heures par jour. Je gagne 1800 euros nets et je suis logĂ©e et nourrie ».
Le secteur estime toujours que 200.000 emplois de saisonniers restent toujours vacants. ConsĂ©quence, certains Ă©tablissements sont obligĂ©s de fermer plusieurs jours par semaine, pour combler le manque de main d’Ĺ“uvre cet Ă©tĂ©.
Source: BFMTV