L’effet de la tĂ©lĂ©-rĂ©alitĂ© culinaire dans le monde rĂ©el
L’Ă©volution de la cuisine Ă la tĂ©lĂ©vision
En 1954, la première émission culinaire de la télévision française a été créée par le chef de cuisine Raymond Olivier. Elle était diffusée en noir et blanc. Raymond Olivier était un chef dans un restaurant nommé le Grand Véfour à Paris. Ce programme a commencé en 1954, il y a eu quatorze saisons entre 1954 et 1967.
Raymond Olivier présentait les techniques culinaires aux Français pour les convaincre de faire de la cuisine avec passion. Le chef avait pour but de partager ses techniques. Il était accompagné de sa gentille speakerine, Catherine Langeais qui était présente dans chacune de ses émissions. Elle lui a permis de faire sa cuisine avec allégresse.
La cuisine des mousquetaires
La cuisine des mousquetaires est une émission culinaire née au printemps 1993 et qui s’est finie en décembre 1999. Cette émission a été diffusée sur France 3 et est présentée par Maïté Ordonez et Micheline Banzet. Cette émission est réalisée dans une maison campagnarde. Il est question de présenter des produits du terroir.
Les téléspectateurs aiment bien Maïté car c’est une femme simple issue d’une famille modeste. En effet, elle n’a pas de grands diplômes et n’a pas d’étoiles comme tous animateurs qui passent maintenant à la télévision. Elle deviendra une véritable star du PAF (paysage audiovisuel français) des années 90.
Oui chef en 2005
En 2005, Cyril Lignac se fait connaître par l’émission Oui chef ! Dès le 2ème épisode, plus d’un million de téléspectateurs ont commencé à la regarder. Ces taux d’audience permettent à la chaîne M6 d’être la seconde chaîne la plus regardée certains jours de la semaine, en particulier le jeudi soir.
L’émission, adaptation d’une émission britannique, consiste à former une quinzaine de jeunes au métier de cuisiniers en un temps record. A la fin de l’émission, les participants retenus intègrent la brigade de Cyril Lignac pour travailler dans un de ses restaurants.
Puis, arrivent Top chef, Master Chef Hell’ s kitchen et bien d’autres encore ou nous avons glissĂ© entre le partage de recettes Ă faire Ă la maison Ă la cuisine « professionnelle » vue par la tĂ©lĂ©vision.
L’effet de la tĂ©lĂ©-rĂ©alitĂ© culinaire dans le « monde rĂ©el »
Aujourd’hui une grande partie de ces tĂ©lĂ©spectateurs assidus Ă ce type d’Ă©missions culinaires tĂ©lĂ©visuels ont l’impression d’ĂŞtre des experts culinaires, et ne gâchent pas leur plaisir Ă se permettent de faire part de leurs avis d’inexpĂ©rimentĂ©s aux vĂ©ritables professionnels lors de dĂ©jeuners ou de dĂ®ners aux restaurants.
Le dĂ©calage est important entre la rĂ©alitĂ© et les Ă©missions culinaires tĂ©lĂ©visuelles, dans une cuisine professionnelle un cuisinier ne passe pas deux heures Ă prĂ©parer une assiette, il manque tellement d’ingrĂ©dients pour se rapprocher de la rĂ©alitĂ©, le nombre de plats Ă gĂ©rer ( les entĂ©es, les plats, les desserts..), les prĂ©parations de ces plats, les mises en places, le service, le coup de feu, l’incertitude du nombre de couverts avant chaque service,la gestion du stress, l’organisation….et surtout avant tout une vĂ©ritable formation, une vĂ©ritable expĂ©rience, un savoir faire qui se transmet, de vĂ©ritables connaissances. La passion oui mais elle n’est pas suffisante sans tout cela.
Aujourd’hui les cuisines professionnelles manquent de bras, pourquoi ces « super chefs » tĂ©lĂ©spectateurs ne viennent pas rejoindre les rangs des vĂ©ritables passionnĂ©s qui font fonctionner chaque jour les restaurants Français ?
Messieurs, Mesdames, nous vous attendons !