No-show, un restaurant facture les réservations non honorées.
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Un restaurant d’Indre-et-Loire a pris une mesure radicale pour Ă©viter les pertes : pour chaque couvert rĂ©servĂ© et non honorĂ©, l’Ă©tablissement facture les chaises vides.
Chaise rĂ©servĂ©e, chaise payĂ©e. C’est la politique mise en place par le restaurant l’Écluse pour chaque chaise rĂ©servĂ©e restant vide. L’établissement fait face quotidiennement Ă des rĂ©servations de groupes, arrivant finalement en salle avec moins de personnes que prĂ©vu. Une situation qui pèse sur les finances de l’enseigne. En rĂ©ponse, les clients devront s’acquitter d’une indemnitĂ© de 15 euros le midi, 25 euros le soir pour chaque rĂ©servation non honorĂ©e, comme le relate France 3 Centre-Val de Loire, le 3 octobre.
« Nous avons un triste record : 18 places vides pour un seul service, soit un tiers de la capacitĂ© du restaurant », regrette Arnaud Morillon, co-gĂ©rant de l’établissement. « Ce jour-lĂ , nous avons refusĂ© plusieurs dizaines de clients, pensant que les groupes allaient s’installer au complet. Depuis, cela nous arrive plusieurs fois par jour. Il faut nous comprendre : nous avons rentrĂ© du stock, chauffĂ© l’établissement, refusĂ© des clients pour rĂ©server un couvert. La moindre des choses serait de venir manger », explique-t-il.
« Dresser un couvert coĂ»te 5 euros, mĂŞme si personne ne s’y assoit »
Le restaurateur a le soutien de l’Union des mĂ©tiers et des industries de l’hĂ´tellerie (UMIH) qui fustige ces clients-fantĂ´mes, de plus en plus nombreux depuis la pandĂ©mie. La facturation des chaises vides tend d’ailleurs Ă se dĂ©mocratiser dans le secteur de la restauration. « Dresser un couvert coĂ»te 5 euros, mĂŞme si personne ne s’y assoit. On appelle ça le coĂ»t-mort, il est normal de vouloir le compenser », rappelle ainsi Pascal Blaszczyk, le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’UMIH Indre-et-Loire.
Les restaurateurs de la région envisagent l’enregistrement de coordonnées bancaires au moment de la réservation, sur le modèle des restaurants gastronomiques londoniens. « Peut-être y viendrons-nous, nous aussi » regrette Arnaud Morillon. Le propriétaire précise néanmoins que les chaises ne sont pas facturées si le groupe appelle en avance pour prévenir de l’absence d’un client.
Source: Capital