Rappel : l’obligation des doggy bags est en vigueur depuis 2021 !
Depuis le 1er juillet 2021, les restaurants et débits de boissons à consommer sur place sont tenus de fournir à leurs clients qui en font la demande des contenants réutilisables ou recyclables pour qu’ils puissent emporter le reste de leur repas. Cette pratique, plus connue sous le nom de « doggy bag » entre dans le cadre du Code de la consommation.
Alors quelle est la réglementation qui s’applique ?
Explications.
Un gaspillage considérable dans la restauration
Si la loi a Ă©tĂ© votĂ©e au cours de l’annĂ©e 2018, l’amendement sur les « doggy bags » n’est applicable que depuis le 1er juillet dernier.
Chaque année, le gaspillage de nourriture consommable est estimé à 10 millions de tonnes.
RamenĂ© au secteur de la restauration, ce gaspillage reprĂ©sente 14%. Une part Ă©norme dont les politiques se sont emparĂ©s pour mettre en place des solutions, parmi lesquelles l’instauration du doggy bag, une pratique dĂ©jĂ très populaire dans les pays anglo-saxons.
D’après une étude de l’Ademe réalisée en 2016, 27% de la nourriture servie en restauration commerciale est perdue, ce qui représente 167 grammes par repas.
Les restes, quant Ă eux, reprĂ©sentent 11% de ces pertes, soit environ un euro par repas. Une somme important, tant pour le restaurateur que pour les impacts sur l’environnement.Â
La loi fait donc ainsi timidement son entrée pour contrer ces pertes non négligeables.
Entre la crise sanitaire et les freins culturels (les Français ne sont pas encore familiers avec cette pratique), chacun devra œuvrer pour changer ses habitudes et limiter le gaspillage.
Des habitudes qui pourraient ĂŞtre plus faciles Ă adopter avec les nouvelles tendances de consommation nĂ©es des confinements successifs (vente Ă emporter, livraison de repas, click & collect …).Â
Un client peut-il apporter son propre contenant ?Â
Oui. Ce droit entre également dans le cadre de la loi pour la lutte contre le gaspillage alimentaire. Il peut également demander à être servi dans ce contenant, à condition qu’il soit propre et adapté au plat acheté.
Si ces conditions ne sont pas remplies, le restaurateur peut tout Ă fait refuser de servir le client.Â
Attention : si le restaurateur fournit le contenant, il peut être facturé. Ce point est précisé par la répression des fraudes :« Le restaurateur n’est pas tenu de fournir des contenants pour emporter les restes de nourriture et peut choisir de facturer de tels contenants si le consommateur en fait la demande, en supplément du prix du repas. Dans ce cas, il doit informer le consommateur du prix de cette prestation. Dans l’éventualité où il choisit de fournir ces contenants, à titre gratuit ou onéreux, il a la responsabilité de s’assurer qu’ils sont adaptés au contact des denrées alimentaires. »
Notons tout de mĂŞme que tous les Ă©tablissements de restauration ne sont pas concernĂ©s par la mesure.Â
C’est notamment le cas des structures qui proposent des buffets à volonté, et des boissons dont les contenants sont consignés.
Voir l’article sur Legifrance Ici
Source: Le Monde des artisans