Se démarquer dans la restauration d’aujourd’hui et de demain :
l’œil et les prophéties de l’agence Cachet !
 Nous avons demandé à Olivier Pasquier, consultant en restauration, fondateur de Cachet, enseignant en tendances culinaires/Business Plans de restaurants (au Cordon Bleu, à la Source Foodschool et à HEC), et restaurateur, de nous présenter les tendances qui se dessinent en matière de restauration.
S’imposer aujourd’hui…
Dans tout l’univers de la restauration (communĂ©ment appelĂ© le F&B, pour Food & Beverage), la nourriture et la boisson ne sont qu’un prĂ©texte Ă d’autres aspirations : de sociabilitĂ©, de bien-ĂŞtre, de santĂ©, de divertissement, de plaisir. Les entreprises peuvent donc utiliser le F&B comme moyen pour attirer leurs consommateurs, et leur faire vivre des expĂ©riences, notamment (mais non exclusivement) culinaires.Â
On pense naturellement aux restaurateurs, mais en rĂ©alitĂ© le F&B touche bien davantage de secteurs : l’hĂ´tellerie, le retail (Ikea qui est un des grands acteurs du F&B, ou Louis Vuitton qui ouvre un restaurant en Chine), les parcs de loisir, ou bien ces grands groupes immobiliers qui pensent les immeubles de demain et songent Ă la place qu’y tiendra la restauration. Au fond, tout ERP (Ă©tablissement recevant du public) peut et doit ĂŞtre amenĂ© Ă rĂ©flĂ©chir Ă la question de la restauration pour ses clients.Â
Avec son collectif d’experts, l’agence Cachet aide les entreprises dans leurs projets de restauration. Que ce soient des restaurants indĂ©pendants, des chaĂ®nes ou groupements, comme les restaurants de sushis Matsuri; des hĂ´tels comme le Novotel Porte de Versailles, ou bien des parcs de loisirs, comme le Parc AstĂ©rix, tous les clients de Cachet souhaitent mieux recevoir leurs clients. Et c’est justement la devise de Cachet : “Promouvoir, dĂ©velopper, et amĂ©liorer l’art de recevoir, de l’hospitalitĂ©, pour une meilleure expĂ©rience client, par le biais de la restauration.”Â
Avant toute chose, il faut dĂ©finir l’ADN de son projet, de sa marque, de son restaurant. Beaucoup passent trop vite sur cette Ă©tape. Il faut ĂŞtre certain de ce que les consommateurs viennent chercher dans son Ă©tablissement, et, ensuite, on peut dĂ©cliner. D’oĂą la nĂ©cessitĂ© de recourir Ă une mĂ©thode. Lorsque Cachet intervient, la première question abordĂ©e sera « Qui suis-je ? Ă€ quoi est-ce que j’aspire ? ». C’est, en somme, un travail identitaire. Il prend du temps. C’est ainsi, par exemple, que Cachet accompagne des restaurants dans le renouvellement de leur identitĂ© graphique. Revoir cette identitĂ© de la marque ne suppose pas simplement un excellent graphiste qui « pond » des univers visuels sur demande. L’idĂ©e est au fond du commanditaire, par principe. Il s’agit de faire en sorte que tout vienne du restaurateur lui-mĂŞme, de le faire accoucher de sa singularitĂ© comme Socrate faisait accoucher les esprits. Olivier Pasquier est particulièrement insistant sur ce point : « Faites appel Ă des experts, mais faites en sorte que cela reste votre projet. L’efficacitĂ© et la sincĂ©ritĂ© seront Ă ce prix. Pour ma part, je tiens Ă ce que mon Ă©quipe se retire Ă un moment donnĂ©, qu’elle laisse vivre le projet ». Lorsqu’il s’agit d’insuffler un esprit mĂ©diterranĂ©en au Novotel Porte de Versailles, Olivier fait intervenir une chef italienne et un mixologue pour donner un coup de peps Ă la carte des cocktails. Mais cela ne peut s’arrĂŞter lĂ . Il faut surtout former les Ă©quipes sur place, afin qu’elles prennent le relais et puissent continuer sans l’agence.Â
… et demain !
On sent bien que de nouveaux profils sont en train d’apparaĂ®tre massivement. Progressivement, on quitte le restaurateur-chef pour dĂ©river vers les concepts portĂ©s par des entrepreneurs ou des financiers. Des concepts Ă 360°, des concepts très forts et que l’on retrouve Ă travers la nourriture, les boissons, les uniformes du personnel, la dĂ©coration, les arts de la table, le merchandising, etc. Le restaurant de demain creusera cette voie et intĂ©grera de plus en plus d’Ă©lĂ©ments, sans perdre son souci de cohĂ©rence gĂ©nĂ©rale, en convoquant les arts visuels et en investissant plus fort les rĂ©seaux sociaux. « Il faut aussi considĂ©rer la dimension expĂ©rientielle », affirme Olivier. « On voit de plus en plus de cuisines ouvertes ou de grandes tablĂ©es. Le restaurateur cherchera Ă rendre possible une expĂ©rience dont on se souviendra ». Plus gĂ©nĂ©ralement, le restaurant de demain sera hybride (tiers lieux, magasins) et nous verrons la multiplication des Food Court (ou Food Hall). Ce sont des regroupements de restaurants rapides au sein d’un mĂŞme espace. Les clients s’y servent comme ils le feraient au marchĂ© et viennent dĂ©guster leur plat, sur des tables installĂ©es au centre du lieu. Il y a lĂ le double avantage de la convivialitĂ© et de la possibilitĂ© pour chacun de trouver sa satisfaction gustative.Â
Autre point de vigilance : au-delĂ de sa sociabilitĂ©, le consommateur de demain sera aussi de plus en plus vigilant. « [il] sera connectĂ©, informĂ©, soucieux de sa santĂ©. Il voudra un maximum de transparence ». Une importance toute particulière sera ainsi accordĂ©e Ă l’Ă©coresponsabilitĂ©. On songera, entre autres, Ă l’empreinte carbone de la viande, Ă la proximitĂ© des fournisseurs ou Ă la gestion des dĂ©chets. Olivier Pasquier Ă©voque d’ailleurs un tout nouveau type de poubelles qui dĂ©tecte la quantitĂ© de dĂ©chets par plat jetĂ©, de sorte que le gaspillage soit rĂ©duit en optimisant les portions de nourriture. Et comme l’avenir n’attend pas, il y a lĂ des perspectives qu’il est bon de considĂ©rer dès aujourd’hui.Â
Quoi qu’il en soit, promouvoir l’hospitalitĂ© est un mĂ©tier Ă part entière. Qu’il s’agisse de rĂ©viser l’identitĂ© de marque, l’univers visuel du lieu, le menu, les recettes, les arts de la table, l’attitude et apparence du personnel, le fonctionnement opĂ©rationnel, la communication sur les rĂ©seaux sociaux ou l’atmosphère des services en ligne (livraison, click and collect ou dark kitchen), l’agence Cachet manifeste la pertinence d’un cabinet de conseil. Ce sont, finalement, des experts dans leur domaine qui se rĂ©unissent autour d’un mĂŞme projet sans perdre leurs crĂ©ativitĂ©s propres.
En crĂ©ant son propre restaurant rĂ©cemment, le restaurant Chez Raoul Ă Paris, l’agence a voulu mettre en application toute son expertise du secteur, se confronter Ă un cas pratique. Avec une identitĂ© de marque travaillĂ©e, une dĂ©coration chiadĂ©e, une carte courte et tendance, et l’accent mis sur le partage, la convivialitĂ©, Cachet espère ainsi montrer Ă ses clients les bienfaits du “beau, du bien et du bon”.
Source: Le Point