Un restaurant interdit les bébés

Un restaurant interdit aux bébés

Possible ou pas ?

Au Michelangelo, un restaurant d’Antibes (Alpes-Maritimes), les poussettes sont interdites. Le patron assume entièrement sa décision de refuser l’entrée aux tout-petits au sein de son établissement et a même mis un panneau à l’entrée.

« Je ne suis pas le seul à le faire, mais je suis probablement le seul à le dire – et à l’afficher »
Momo, restaurateur à Antibes, a décidé d’interdire les poussettes dans son établissement de la Côte d’Azur et l’assume sans problème, peut-on lire sur le site de Nice Matin. A l’entrée de son restaurant, un panneau « interdit aux poussettes » affiche la couleur. « Attention, je n’ai rien contre les bébés. Mais leur place n’est pas ici ». Les arguments de Momo sont clairs : « premièrement, il y a un souci de sécurité. En cas d’incendie, je suis responsable. Deuxièmement, les gens qui viennent manger chez moi veulent du calme. Ceux qui ont des enfants payent une nounou pour les garder ; ce n’est pas pour supporter les gamins des autres ! ». Mais en cherchant un peu plus loin, une troisième raison fait surface : « une poussette, c’est une place perdue. Lorsque le restaurant affiche complet, ce qui arrive presque tous les soirs en saison, c’est une perte sèche ».

Une pratique entièrement légale


Momo n’est pas le seul patron de restaurant à refuser les poussettes, mais c’est l’un des rares à l’assumer. David Sordello, patron du Bacon au Cap d’Antibes admet que les poussettes sont tolérées mais « moins on en a, mieux on se porte. À 150 € le ticket, nos clients ne veulent pas être dérangés ! » Une pratique qui n’a rien d’illégal selon Henry Mathey, le président du syndicat des hôteliers-restaurateurs antibois : « chacun fait ce qu’il veut chez lui. Vous pouvez refuser quelqu’un parce qu’il ne porte pas de cravate, parce qu’il a des chaussures ouvertes…  C’est une question de stratégie commerciale, de standing. Simplement, il faut que les règles soient clairement indiquées à l’entrée de l’établissement. Dès lors, les gens sont libres d’aller dîner ailleurs ! ».

Source: Magic Maman

Légale vraiment ?

Que dit la loi ?

L 225-1 du code pénal:

« Constitue une discrimination toute distinction opĂ©rĂ©e entre les personnes physiques sur le fondement de leur origine, de leur sexe, de leur situation de famille, de leur grossesse, de leur apparence physique, de la particulière vulnĂ©rabilitĂ© rĂ©sultant de leur situation Ă©conomique, apparente ou connue de son auteur, de leur patronyme, de leur lieu de rĂ©sidence, de leur Ă©tat de santĂ©, de leur perte d’autonomie, de leur handicap, de leurs caractĂ©ristiques gĂ©nĂ©tiques, de leurs mĹ“urs, de leur orientation sexuelle, de leur identitĂ© de genre, de leur âge, de leurs opinions politiques, de leurs activitĂ©s syndicales, de leur qualitĂ© de lanceur d’alerte, de facilitateur ou de personne en lien avec un lanceur d’alerte au sens, respectivement, du I de l’article 6 et des 1° et 2° de l’article 6-1 de la loi n° 2016-1691 du 9 dĂ©cembre 2016 relative Ă  la transparence, Ă  la lutte contre la corruption et Ă  la modernisation de la vie Ă©conomique, de leur capacitĂ© Ă  s’exprimer dans une langue autre que le français, de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposĂ©e, Ă  une ethnie, une Nation, une prĂ©tendue race ou une religion dĂ©terminĂ©e.

Constitue Ă©galement une discrimination toute distinction opĂ©rĂ©e entre les personnes morales sur le fondement de l’origine, du sexe, de la situation de famille, de la grossesse, de l’apparence physique, de la particulière vulnĂ©rabilitĂ© rĂ©sultant de la situation Ă©conomique, apparente ou connue de son auteur, du patronyme, du lieu de rĂ©sidence, de l’Ă©tat de santĂ©, de la perte d’autonomie, du handicap, des caractĂ©ristiques gĂ©nĂ©tiques, des mĹ“urs, de l’orientation sexuelle, de l’identitĂ© de genre, de l’âge, des opinions politiques, des activitĂ©s syndicales, de la qualitĂ© de lanceur d’alerte, de facilitateur ou de personne en lien avec un lanceur d’alerte, au sens, respectivement, du I de l’article 6 et des 1° et 2° de l’article 6-1 de la loi n° 2016-1691 du 9 dĂ©cembre 2016 prĂ©citĂ©e, de la capacitĂ© Ă  s’exprimer dans une langue autre que le français, de l’appartenance ou de la non-appartenance, vraie ou supposĂ©e, Ă  une ethnie, une Nation, une prĂ©tendue race ou une religion dĂ©terminĂ©e des membres ou de certains membres de ces personnes morales. »

La loi est claire interdire les bĂ©bĂ©s n’est donc pas possible…..vraiment ?

Interdire les bĂ©bĂ©s n’est pas possible mais interdire les poussettes ?

La est la « solution » utilisée par certains restaurateurs pour interdire indirectement les bébés.

Pour des raisons de gĂŞne du service (encombrement parce que la poussette empĂŞche le passage du serveur) ou de sĂ©curitĂ© (obturation du passage en cas d’incendie)….Mais dans ce cas, il faudra lui trouver une autre place dans le restaurant, moins gĂŞnante si le client accepte…

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